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NIRVANA ☠ Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?

My Wonderland is shattered. It's dead to me ▬ ALICE LIDDLE



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Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ?

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☞ ARRIVEE A ROSEWOOD : 03/09/2014
☞ TON PSEUDO : PHILHARONICS

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MessageSujet: NIRVANA ☠ Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?    Sam 20 Sep - 18:21


Ecila "Nirvana" Mary-Jane Liddell

A VRAI DIRE, J'AI TELLEMENT CHANGÉ DEPUIS CE MATIN QUE JE NE SAURAIS PLUS DIRE QUI JE SUIS...
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☞ PATRONYME : Liddell, la petite Liddell, la blondinette au jupon de soie qu'on pouvait apercevoir se promener dans les champs de marguerites. Un nom bafoué, une identité oubliée.
☞ PRENOM : Son nom de naissance est Mary-Jane Elizabeth Liddell. Pourtant trop souvent elle fut appelée "Alice", obligé de porter ce prénom si difficile à assumer, il ne représente que souffrance et cauchemars, souvenir d'un passé oublié, nié, rejeté, effacé. Durant près d'un an on la surnomma "Nirvana" à défaut de connaître son nom on lui trouva un sobriquet qui à leurs yeux représentait ce qu'elle était à l'époque. Elle la junkie qui ne vivait que pour une dose d'héroïne, le nirvana, un paradis dans son enfer. Ici comme ailleurs tout le monde s'adresse à elle par le prénom "Ecila" personne ne sait pourquoi la jeune femme l'inscrit partout mais c'est ainsi qu'il faut l'interpeller si vous voulez avoir son attention. Elle s'identifie à ce jeu de mot tordue et fourbe, une Alice inversée, une Alice perdue. Elle changea si souvent d'identité qu'au final la pauvre enfant ne sait même plus qui elle est.
☞ DATE & LIEU DE NAISSANCE : Elle naquit à Eastbrook une petite ville dans l'Utah en 1935. Elle y passa la majeure partie de son enfance bien que c'est maintenant à Rosewood qu'elle réside près de son oncle, il est ainsi plus facile pour lui de lui rendre visite.
☞ AGE : 15 ans et déjà folle alliée
☞ ORIGINES & NATIONALITE : Son père est un américain pure souche, sa mère a des ancêtres britanniques au fond qui s'en soucis vraiment ? La blondinette est reconnue par la loi comme américaine bien qu'on la croirait plutôt originaire du pays de la folie.
☞ ETUDES/METIER : Elle a quitté l'école bien trop tôt et la seule profession qu'elle ait un jour pratiqué n'est que sale et honteuse, vendant son corps pour son addiction, aimant bien plus l'héroïne qu'elle ne s'aimait elle.
☞ ORIENTATION SEXUELLE : Elle n'en a pas, pour la simple et bonne raison que son esprit est bien loin des préoccupations sexuelles des gens normaux. Son corps ne représente rien à ses yeux. Elle peine à faire la différence entre un homme et un chat alors le reste vous savez !
☞ STATUT : Heureuse dans sa folie.
☞ SITUATION FAMILIALE : Orpheline de sa main, il lui reste encore un oncle vivant mais elle n'en sait rien car elle ne se rappelle plus de lui. C'est bien simple elle est totalement absente à ce qui l'entoure, elle est une négationniste d'elle même.
☞ NEVROSE : Schizophrénie + dépersonnalisation UC
☞ PERSONNAGE DE CONTE : Gamine au jupon immaculé souillé par la terre meuble du terrier du lapin blanc... Plongée dans un monde de rêves et de cauchemars, chimères de son esprit détraqué. Tantôt aussi petite qu'une souris tantôt plus grande que la tour de la Reine Rouge. Alice in Wonderland.
☞ GROUPE : WHERE IS MY MIND ?
☞ CARACTERE DE CHIEN : enfantine, décalée, ailleurs, colorée, joyeuse, curieuse surement trop, candide, amusante, imaginative, rêveuse, névrosée, joueuse, gourmande, en soif d'apprentissage, observatrice à sa façon, dans son monde, sensible, changeante, en questionnement perpétuel, créative, excentrique, instable, perturbée, torturée par le passé. Autrefois hystérique, violente et incontrôlable. Déphasée.
☞ CREATEURS : weheartit

♠️

behind the mirror

PRÉNOM/SURNOM ; L'étoile de vos vie What a Face divine déesse me va aussi y'a aussi beignet mais celui-là je le renie Arrow "Maïssane" pour les intimes AGE ; Encore jeune et conne je vous rassure SEXE ; F COMMENT AVEZ VOUS CONNU LE FORUM?  ; Il était une fois un pruneau et un beignet qui se promenaient dans la forêt. Le pruneau a dis alors "Loup y es-tu ?" et le beignet a répondu "J'arrive" et pouf naquit IOAD Arrow ET COMMENT TU LE TROUVES? ; Canon. Je m'auto-complimente ouais What a Face PEUT-ON ON FAIRE UN PREDEFINI DE VOTRE PERSO. SI VOUS ETES SUPPRIME ? ; Euuuu... I DON'T THINK SO MA VIEILLE QU'ON LUI COUPE LA TETE ; Cara Delevingne la badass CODE RÈGLEMENT ; Je ne m'encombre pas de ces choses là moi AUTRE CHOSE A AJOUTER? ; BOUM BABY  



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MessageSujet: Re: NIRVANA ☠ Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?    Sam 20 Sep - 19:06


☞ PROLOGUE ☜

ON A ARRÊTÉ DE CROIRE AUX MONSTRE SOUS NOTRE LIT QUAND ON A COMPRIS QU'ILS ÉTAIENT EN NOUS
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▽ Le monde est sur la tête Alice, les fous dirigent l'asile. Tu le sais. Et il y a pire.. Je n'ai plus de thé !



Clinique de Rosewood, janvier 1949

« Et vous pensez qu’elle parviendra à s’en remettre ?
- Seul le temps nous le dira, rien n’est sûr mais nous ferons notre possible. Elle a fais d’énormes progrès depuis son arrivée ici.
- Mais…Enfin, la transférer avec les autres patients, vous êtes sûr ?
- Elle n’est plus un danger, ni pour elle, ni pour les autres. Nous pensons qu’il est bénéfique pour elle de se mêler aux autres. De nouer des liens avec d'autres patients peut-être, nous allons travailler là-dessus.
- Je…J’ai l’impression qu’elle ne se rappelle pas de moi.
- Vous savez, c’est très fréquent avec ce type de cas. Il faut lui laisser du temps.
- Hmm vous avez surement raison. Vous savez…C’était une enfant très joyeuse, toujours en train de rire. Je n’ai rien vu, rien du tout. Si je m’étais douté une seule seconde qu’ils… » L’homme se stoppa soudain, laissant sa phrase en suspend de peur de raviver les souvenirs ou de froisser la pâle jeune fille qui se trouvait seulement à quelques mètres d’eux. La culpabilité le rongeait, il se questionnait chaque jour sur le rôle qu’il avait tenu dans cette histoire. S’il avait été plus attentif, s’il avait été plus présent. S’il avait été…Mais il n’avait pas. Comment imaginer ce qu’il se tramait au sein des siens ? Il aurait tant aimé faire plus pour elle qui était de son sang, celle qui était la seule famille qui lui restait à ce jour. Tout ce qu’il pouvait faire pour l’aider était de confier son sort à des personnes compétentes mais qui restaient des inconnus. Ces médecins de l’esprit qui soignent les maux du passé et les démons de l’enfance. Arriveraient-ils à la sauver ? Son état s’améliorait-il quand le seul démon qu’elle devait combattre était elle-même ? « Ne vous en faîtes pas. » Reprit le docteur en jetant un bref coup d’œil à la poupée de chiffon qui semblait absente de la conversation. « Elle ne nous entend pas. En ce moment elle est dans un monde qui n’appartient qu’à elle… »

-------------------------------------

Tu regardes ce papillon bleu virevolter autour de toi faisant abstraction de tout autre chose. Tu les trouves magnifique. Quelles jolies ailes que voici. Tu aimes les papillons. C’est vrai, tu les aimes. Ils sont libres, libres pour un jour, quittant leur vie, se métamorphosant pour une autre. Qu’il est triste de vivre pour mourir. Un jour, un seul jour de liberté avant l’inévitable. Un papillon c’est éphémère, un papillon ce n’est rien. C’est pour cela que c’est si joli. « Mary-Jane ? » Un homme se tient non loin de toi mais tout ce que tu vois, c’est le papillon bleu qui danse majestueusement à vos côtés. « Mary-Jane, tu me reconnais ? C’est moi, oncle Sean. » « C’est inutile elle est totalement déconnectée de la réalité. Ecila ? Ecila est-ce que tu m’entends ? » A ces mots tes grands yeux viennent tomber dans ceux de l’homme en blouse blanche. Qui est-il donc ? « C’est incroyable ! Elle réagit ! » « Oui, nous ignorons pourquoi mais ce nom lui est familier, elle semble s’identifier à ce pseudonyme. » « Comment ? Je ne comprends pas… » « Elle l’écrit sur tous les miroirs depuis qu’elle est ici. Vous évoque-t-il quelque chose ? » « Non je suis désolé, ça ne me dis vraiment rien. » Leurs lèvres bougent et pourtant aucun son ne parvient à tes oreilles. Calmement le papillon vient se poser sur ton doigt et un sourire illumine alors ton visage. « Une chenille. » Les deux hommes stupéfait de cette intervention se tournent de nouveau vers toi.
- Pardon ? Dit le premier.
- Il devait être une très belle chenille.
- De quoi parles-tu Ecila ? Demanda le second avec intérêt.
- Et bien du papillon voyons.
- Quel papillon ?
- Celui-là. Tu désignes alors ton index où il se tient fièrement en remuant les ailes, ils se jaugent alors d’une façon évocatrice mais tu ne fais pas attention.
- Mais il n’y a aucun papillon ici…
- Bien sûr que si. C’est juste que vous ne regardez pas assez bien.
Les voilà qui reprennent leur discussion mais tu ne les entends déjà plus, le papillon s’envole et tu es à nouveau très loin toi aussi. Tu es une fille perdue, une part de toi le sais tout au fond. Tu es en dehors de ta vie, tu n’as pas cette impression d'être à ta place. Ce que tu vis ne peut pas être ton histoire, ce n'est pas ton visage, ce n'est pas toi qui pense, ce n'est pas toi qui parle. Tu n’es pas réelle, tu es une image sur un livre qui s'efface. Tu es dans ce corps, prisonnière de cette vie, coincée dans ce paysage, obligée de vivre autour de ces gens. Tu es dans un cinéma, et cette actrice ce n'est pas toi, tu ne contrôle pas ta vie, tu la regardes, tu la regardes te filer entre les doigts. Tu vis pour quelqu'un d'autre, cette autre toi qui t'est inconnue, cette fille que tu ne connais pas. Qui aime dans le vide, qui ne croit en rien, qui croit en tout, qui à peur de son ombre. Tout de ce qui t'entoure n'est que décor, tu veux pas croire que tu es ici. D'ailleurs où es-tu ? Qui es-tu ? Brise l'écran, choisis, décide et contrôle. Non. Tu veux un autre chance. Ce n'est pas de la chance. La chance il n'y en a pas. Au final dans la vie, on ne choisit pas grand chose n'est-ce pas ?  On choisit pas de naître, on choisit pas son nom, son sexe, sa famille, sa ville, on choisit pas d'être beau ou laid. Non. On choisit pas grand chose...Et recommencer. Une partie à zéro, dès au centre, cœur sur la table. Non. C'est pas une question de dès, c'est une question de pions. Partie d'échec où t'as perdu d'avance. Tu dois te résoudre à cette vie. Tu es assise et tu prends ta tête entre tes mains. Tu rêve de pouvoir la dévisser, de la poser par terre devant toi et de shooter dedans pour l'envoyer valdinguer le plus loin possible. Tellement loin qu'on ne la retrouverait plus jamais. Qu'on te coupe la tête. Mais tu ne sais pas shooter. Tu taperai à côté, c'est sûr... Alors, du courage.  Le courage de t'affronter au moins une fois dans ta vie. De t'affronter toi, toi-même. Toi seule. Enfin. Tu n'es pas courageuse. Tu es une disparition. Tu tentes de t’échapper de cette réalité. Tu joues ton rôle avec ce costume mal taillé et ces répliques de théâtre. Le spectacle doit continuer...




Dernière édition par E. "Nirvana" M-J Liddell le Ven 3 Oct - 0:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: NIRVANA ☠ Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?    Sam 20 Sep - 22:39


☞ CHAPITRE 1 ☜

SWEET DREAMS ARE MADE OF THIS, EVERYBODY'S LOOKING FOR SOMETHING
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▽ Ce pays est en ruines, comme mon esprit ! Oublie-le Alice, oublie le rêve.. Au signal, réveille-toi.



Eastbrook, Utah, mars 1948

Tu te réveille. Amorphe, tremblotante, te voilà attachée sur un lit inconfortable. Mains et pieds liés, ils te sèvrent tel un animal tandis que tu crie d'agonie, de douleur, de désespoir. Tu hurle et t'époumone en vain dans cette pièce insalubre. T'as l'impression qu'on t'arrache les entrailles encore, et encore, et encore. Tu te disloques sur place comme un jouet qui se brise sous une poigne trop forte pour lui. T'entendrais presque tes os craquer, tes organes exploser à l'intérieur de ton corps. Ton cœur. Arraché de ta poitrine. Te voilà Éviscérée. Si tu le pouvais, tu n'hésiterais pas à plonger les doigts dans ta poitrine.. Et à t'arracher le cœur, afin de le détruire.. Tendre masse pulpeuse.. De diathèse morbide. Disposition à la maladie. Tu l'as toujours su. Comme si tu avais toujours été susceptible d'être envahie. Empoisonnée. Est-ce que cela veut dire qu'il est pourri ? En adjonction de ton cœur, il y a quelques petits organes dont tu voudrais te délaisser. Glandes. Thymus. Et autres abats.

Ta souffrance ne prendra-t-elle donc jamais fin ?  Et puis, tu la vois entrer. Elle. Elle le bourreau, le souvenir, la reine du monde qui s'est créé autour de toi. Elle marche silencieuse, d'une démarche hésitante et soulagée, un regard inquiet qui te glace sur place. Est-ce que tu es folle ? Est-ce que tu es saoule ? Est-ce que tu hallucine ? Projection de ton esprit trop jeune, dérangé, meurtri. Tu pries pour qu'elle le soit. Crois-tu seulement en Dieu ? Dieu. Qu'est-ce donc si ce n'est un concept encore plus déroutant et perturbant que les affres de ton cerveau rongé, putride, mourant. Un gosse, un inconscient qui fuit et imagine des mondes pour combler son ennui. Et Dieu, pourquoi faire de toi la plus triste victime du destin. Il n'y a pas de réponse. Jamais. Parce que rien n'est logique. Rien n'est définit. Il paraît que la vie est injuste on pourrait vous l'apprendre à l'école ça au moins. C'est si dur. Tout est si dur. Si tu tape fort dessus avec un marteau est-ce que la vie se brisera ? Comment on fait pour briser une vie déjà fissurée de l'intérieur, quand creuse et vide il ne reste qu'une enveloppe fragile et abîmée, le rouille grignotant ce qui reste de sain. De beau.  « Alice, Alice.. Enfin c'est moi, c'est maman. Calmes-toi.» Tu hurle. Mais hurle de plus belle petite Alice, jolie Alice. Tu crache ton amertume, tes regrets, tu recrache le monde qu'elle t'arrache, qu'elle te créait. Elle te replonge et te noie dans ces abîmes. Hurle petite Alice... Douce Alice. Cette douleur qui te tiraille de l'intérieur, suis les voix du démon, il saura te guider tout de blanc vêtu. Il arrive alors derrière elle. C'est l'homme au nœud papillon et à la montre à gousset, il ne faut pas être en retard n'est-ce pas ? Toujours à l'heure pour ta douleur. Il resserre tes liens tandis que ton corps se tord, tu convulses sous leurs yeux horrifiés. Ils te maintiennent férocement à ton lit.  « Charles ! Charles regarde-la ! » Elle s'adresse à lui désemparée, presque suppliante. Tu n'entends pas, tu n'écoute pas. Tu ne fais qu'hurler vainement.  « On nous avait prévenu que ce serait difficile au début. » Il la résonne cette femme au bord du précipice, il tente de lui insuffler l'espoir qu'il ne possède même pas. Sauver une enfant de la perdition. Sauver Alice.  « Qu'est-ce qu'ils lui ont fait.. Ma petite fille... » La voilà qui s'effondre sur le sol, larmes imbibant ses joues alors que ton tortionnaire la relève. Il reste digne, soldat de marbre statique et stoïque. Il vient près de toi, caresse tes cheveux avant de remettre une de tes mèches rebelles derrière ton oreille. Tu supplies du regard. Tu réclame ta libération.  « Désolé ma chérie, on fait cela pour ton bien, tu le sais. » Cette fois se sont tes glandes lacrymales qui travaillent. Une larme vient rouler sur ta beau laiteuse, elle roule et s'échoue sur le matelas.  « Charles... » « Lorina ! » la coupe-t-il alors  « On réussira à éradiquer cette infamie de son organisme ! Je te le promet. Ma-fille-n'est-pas-une-droguée ! » Il s'énerve et insiste, détache les mots avec lenteur et minutions. Il articule. Veut se faire entendre. Comprendre. Il répète. Il répète de nouveau. Ressasser pour mieux régner. Ils finissent par te laisser seule à crier dans le noir. Une seconde larme vient rejoindre la première, lui tenant compagnie telles les gouttes de la pluie, une troisième, et puis une autre. Elles s’enchaînent. Tu t'entête tu ne veux pas te raisonner. T'aimerais te noyer dans tes larmes. Les ténèbres t'envahissent et tu perds connaissance, consumée par ce manque qui emprisonne ton être et le fait sien.



▽ Elle tombait, tombait, tombait. Cette chute ne prendrait-elle donc jamais fin !



Salt Lake City, Utah, octobre 1947

Tandis que tu te laisses doucement glisser le long du mur tu sens la substance monter un peu plus en toi, se répandre dans ton cerveau, tes poumons, ton cœur, tout ton être marche à 100 à l’heure et tes pensées tourbillonnent dans ta tête. Tu te sens bien, tu te sens libre, sensation grisante de plaisir qui te parcourt tout le corps, c’est comme si tes problèmes venaient d’être réduit à néant. La solution c’est simple comme un mot, héroïne. Ce mot, tu le trouve beau, il sonne bien, il est doux, il pourrait faire une chanson. Ce mot t’aide, du moins il t’en donne l’illusion, parce que la vérité c’est que cette connerie te fait te redresser pour mieux te plaquer au sol, grâce à elle tu descends un peu plus loin, un peu plus vite dans la débauche, c’est ton ticket pour le paradis et ton enfer. Tour à tour tu regardes ces visages inconnus, qui sont-ils ? Où es-tu ? T’en sais rien et tu t’en moques. D’un seul coup tu te sens triste sans raison, tu n’es pas en dépression, juste heureuse d’être mélancolique. L'écho de la connerie de ce monde résonne en continu et te donne l'envie d'aller t'jeter d'une falaise. Des monstres à tous les coins de rue... un monde perdu. Tu voudrais t'exciter avec des mots à en péter les tympans de toutes ces immondices qui t’étouffent, mais tu ne le feras pas. Parce que quoi que tu dises, tu parles dans le vent, tu te prends des murs, parce que tu t'emballes mais t'arrive même pas à te regarder dans le miroir et à y voir ton reflet objectivement. Autre chose, t'arrive pas à te satisfaire de tes choix, à trouver les côtés positifs de ta vie, de toi même, t'arrive pas à croire, à faire confiance parce que tu sais que ça rime à rien, et mène pas plus loin qu'à la douleur. Tu es une balance qui penche un coup à droite, un coup à gauche, t’as pas de juste milieu, tu es un extrême paradoxe. Tu es comme une montre pas à l'heure, une faute de frappe, comme une ampoule grillée. L'avenir fait peur, mais tu crois qu'il n'y en a pas. Tu es cette fille qui a cessé de croire, qui a cessé de vouloir, mais qui a peut être enfin compris. Aujourd'hui on ne vit plus, on survit. Dans le tourbillon de la vie certains s'en sortent mieux que d'autres, en apparence. En apparence oui, parce qu'on ne sait jamais, on ne sait jamais si ces gens qui semblent avoir une vie lisse, ensoleillée, dénuée de déboires, sont vraiment heureux. On ne connaît pas les douleurs cachées des autres, on n'arrive même pas à connaître vraiment les siennes. Longtemps t'as essayé de changer, de leur plaire, te conformer à cette image qu'ils projetaient de toi mais le désir absurde de vouloir être différent de ce qu'on est demeure un des moyens les plus sûrs de se rendre malheureux. Es-tu malheureuse ? Qui es-tu ? Pour être malheureuse il faut souffrir du mal du bonheur et toi, le bonheur tu ne l'as jamais rencontré. A quoi ressemble-t-il ? T'es certaine que même s'il passait devant ton nez avec ses jambes frêles et son sourire mesquin tu le reconnaîtrais pas et le laisserait filer. Mr. Bonheur marche trop vite pour toi. Toi qui fais du sur-place. Il n'y a pas de remise en place. Tu crois que c’est à tes dix ans que tu t'es rendue comte que t'étais prise au piège dans cette vie, où tes rêves d'enfants sont bien trop grands. Alors tu te résous à cesser de rêver d'une vie de nomade, de ce monde à explorer, de ces gens à découvrir, de ces choses à partager avec des gens qui n'ont pas le même environnement que toi. Qui sont merveilleux de leur normalité. Tu croyais que le monde était à portée de main. Qu'être adulte était signe de liberté, d'indépendance, mais tu t'aperçois que tu resteras à jamais enchaînée. Que tu resteras à jamais cette enfant brisée. La liberté quelle qu'elle soit reste minime. Tu veux pas te résoudre à ranger tes rêves au fond d'une boîte pour qu'ils ne deviennent que poussière, tu veux pas les voir se transformer en regrets. C'était tellement plus simple autrefois, quand tu pensais naïvement que la vie ressemblerait à un conte de fées. Dans ces histoires, loin des guerres, de la haine, de l'égoïsme et de toutes ces autres innombrables choses qui hantent cette planète. Ce monde de démago où l'on vous apprend les choses à l'envers. T'as la tête à l'envers, le cœur dans les talons. Mains et poings liés, pieds au plafond. Comment redescendre quand tu ne fais que chuter ? Faut pas te laisser guider par les autres, par ces grands qui tentent de diriger, mais trouver la lucidité, et trouver cette force. Tu voulais fuir. Fuir une existence de misère et t'as foncé dans le tas les yeux fermés, pour finir par être tondue et vidée de ta douce âme... à ne pas déchiffrer les codes... à vivre guidée inconsciemment sur le chemin du cercueil en paille. Alors tu t'échappe, puisque ce monde est cauchemardesque il faut se créer une nouvelle réalité. T'as besoin de ce poison dans tes veines, ton corps est déjà ruines, qu'il le réduise en cendres pourvu qu'il libère ton esprit. Où est ton esprit ? Alice... Alice .. Elle ne te parle plus désormais. Si. Encore quand tu décolle, on te pique de l'aiguille et tout se dissipe dans un nuage de fumée bleue. Elle ne part jamais, elle est toujours là. Alors tombe, tu tombe, mais tombe. Les doux rêves sont fait de cela.

 « Hé ho ! Nirvana ! Wake-up ! » Tes yeux s'ouvrent d'un seul coup, pupilles dilatées, complètement ailleurs t'essaye de retrouver tes repères, en as-tu seulement eus un jour ? Folie seule repaire de ton esprit. Un homme en face de toi te tapote le visage distraitement dans l'espoir de te voir revenir à lui mais la lassitude le gagne vite devant ton manque de réaction et il finit par te coller une paire de gifles. Un coup. Sa main claque sur ton visage de gosse trop maigre. Deux coups. Ta tête se retourne, à droite, puis à gauche. Elle martèle sans ménagement la poutre qui te maintient assise. Divine masse blonde échouée sur le planché pourri. Les claques deviennent de plus en plus fortes sa poigne d'homme trop brutal s'abandonnant sur ta peau, tu perçois la colère dans ses prunelles mais ne parviens pas à réagir, c'est à peine si tu ressens la douleur, ton corps réagit seul se marquant de traces rouges et boursouflées, mais ton cerveau lui est aux abonnés absents.  « Laisses tomber.. On en tirera rien c'soir. » Dit-il à l'intention d'un autre grand bonhomme qui fait les cent pas derrière lui.  « M'en fou ! Tu m'la remets sur pieds. Je veux la voir en bas dans une heure où elle dégage. J'ai l'air de faire la charité ?» Il sort en claquant la porte, si brusquement qu'il en fait trembler la charpente et toutes les autres poupées de chiffon à tes côtés. Le brun lui, il te relève, il te balance sur son épaule comme une vulgaire besace, un sac à merde, un orgasme de poche qu'on trimbale et ballote. Il te jette sur une surface froide, à demi-consciente tu t’apprête à refermer les yeux quand un jet d'eau glacée vient alors t'éclabousser le visage. Liquide gelé qui t'arrache un tremblement, un cri, te donnant le vertige, impression désagréable d'être éventrée par un millier de petites épines. T'es prise d'une toux bruyante et commences à grelotter, l'eau imbibe ta robe de mousseline, révélant à tous ton corps de gamine à peine formée.  « Maggie ! » Appelle-t-il l'autre. L'homme de glace à la poigne trop forte, ce géant des neiges. Une grande perche rousse vient se pencher sur ta dépouille, tu la connais, tu la vois souvent.  « Occupes-toi d'ce déchet, le boss l'attend en bas. » Elle est compatissante la rousse, elle te regarde de cet air désolé, de cet air maternel que tu connais trop peu, tentant de plaider une cause perdue d'avance  « Attends Trick.. Elle pourra jamais bosser ce soir, r'garde-la... » Il n'aime pas qu'elle le contredise. Que quiconque le contredise. Il fronce les sourcils et grogne sévère. C'est qu'il lui attrape férocement le menton entre ses doigts aux ongles noircis, il lui souffle sa fumée de cigare au visage. La menace presque de l'éteindre dans sa bouche.  « Il m'semble pas m'avoir entendu te d'mander ton avis. Si ? » « ..N-non »  « C'est bien c'que jme disais, alors TU VAS ME FERMER TA GRANDE GUEULE ET ME LA PRÉPARER T'AS COMPRIS ?! Sinon c'toi qu'j'enverrais à sa place à Mr. T. » Toi tu l'aime pas Mr. T. tu connais pas son nom. D'ailleurs Trick il a pas dis « Mr. T. » mais toi tu l'as entendu comme ça. Mister Toy, le vendeur de jouets, le marchant de joie. Mister Toy il aime beaucoup s'amuser avec des poupées, avec ses poupées. Toi tu as peur de jouer avec lui parce qu'il t'aime trop. Il t'aime vraiment trop. Toi. Son jouet-enfant.  « Nirvana.. Déconnes pas, tu sais ce qui t'attends si tu te bouges pas. Aller.. Debout.. C'est pas le moment de t'endormir ! Nirv est-ce que m'entends ? Restes avec moi... Nirvana ne referme pas les yeux, Nirvana ? Nirvana... »


-------------------------------------

Vide. Elle ouvre ses lourdes paupières, si lentement. Elle fixe les fissures du mur d'un regard vide.  Elle referme les paupières. Vide. Comme ce qu'elle ressent en ce moment, elle a la tête vide mais pesante et fracassante, une migraine à vouloir se flinguer. Son estomac est vide, après tout ce qu'elle a gerbé cette nuit il ne reste plus rien, peut être que les traces d'héroïne dans son sang ont disparu également et pourtant elles n’étaient pas des moindres. Elle est vide et se sent vide mais le néant est une question de point de vue. Elle aimerait se rendormir, encore et encore jusqu’à ne plus savoir quel jour il est, jusqu’à être engloutie par le rêve, jusqu’à oublier même son nom. Elle aimerait s'évaporer, se dissiper comme une fumée magique, douce brume d'un pays lointain. Mais lorsqu'on a les yeux ouverts il est chaque jour plus difficile de les replonger dans le noir. Non. Il faut se réveiller. Alors elle se réveille, elle émerge doucement pour prendre conscience des lieux, des odeurs, des sensations. Le flou s'éclaire à la lumière d'un chandelier, la cire a fondu, elle dégouline jusque sur le planché. Une pièce ? Non pas tout à fait une pièce.. Une chambre ? Une prison. Recouverte de matelas, enveloppée de vices. Depuis combien de temps est-elle ici ? Entendue sur ce lit impuissante, la poitrine étouffant contre le vieux matelas criblés de ressorts. Ils creusent dans sa chair, marquent ses blessures à peine cicatrisées. Elle porte la main à son front luisant, rien ne lui revient. C'est le trou noir total. Un vide complet. Elle finit par revenir à elle la gamine hallucinée, elle la sent, elle sent cette masse se mouver sur elle. L'écrasant de tout son poids, la faisant esclave sous son corps bien trop lourd pour l'enfant qu'elle est. Il y a ce souffle irrégulier à son oreille, cette haleine putride et ces gémissements salaces. Un halètement de plaisir... Elle réalise enfin tandis que ses poings se serrent sur les draps souillés, elle rage intérieurement. Elle supplie et cache son visage dans le tissu délavé. Elle ne veut pas le voir. Elle ne veut pas l'entendre. Les larmes se mettent de nouveau à couler au coin de ses yeux, deux opales qui se noient dans l'eau salée pour faire jaillir le chagrin, désespoir marqué d'une vie trop injuste. Ses bras fragiles, abîmés par les injections d'héroïne qu'elle reçoit quotidiennement, essayent de le repousser, elle frappe de ses mains, elle hurle de sa voix sanglotante. Lui. Il aime la voir se débattre, cela ne l’excite qu'un peu plus. Il presse ses lèvres contre sa peau pâle, elles sont humides et gercées à la fois. Elle a déjà été embrassé une fois, par quelqu'un qu'elle aimait. Il s'appelait Lionel et jouait dans le jazz band de son collège. Il avait un accent et portait toujours des chapeaux différents. Elle n'était pas supposé l'aimer parce qu'il était de deux ans son aîné mais il était gentil et l'avait aidé à tricher pour son interrogation d'algèbre tout en faisant semblant du contraire. Il l'avait embrassé près de son casier, la veille des vacances de noël l'an passé. Elle se souvient que ses lèvres avaient le goût de menthe, celui de cette gomme à mâché qu'il avait tout le temps dans la bouche.  « Non ! » réussit-elle à articuler, elle le répéta plusieurs fois ainsi que  « Je vous en supplie. » ça aussi, elle le disait beaucoup. Parfois elle alternait les deux, c'était comme insister pour passer à travers une serrure alors que de toute évidence cela était impossible.  « Je vous en supplie non... » Lassé de l'entendre supplier il fourre en boule un de ses gants, qu'il a laissé traîné sur la table de chevet, dans sa bouche. Bientôt on entend plus que les vieux ressorts du matelas qui couinent marquant la cadence de son interminable va-et-vient. Tandis qu'il la caresse et retrace de ses doigts sans ongles les longs filets de son dos, ses mains marchent le longs de ses vertèbres jusqu'à les faire craquer. Elle ne bouge plus, son contrôle est complet. Sa tête blonde enfouie sur la surface molle elle se met à habiter l'air et le silence. Elle veut s'échapper. Elle se sent énorme et gonflée. Elle se sent comme une mer dans laquelle il serait, debout, occupé à pisser et chier. Elle sent les angles de son corps se retourner sur eux-mêmes, puis ver l'extérieur.

 « MJ ! MJ ! Entends-tu ta sœur crier. On mange ! »
Il est en toi. Il grogne.
 « Y'a de la soupe au potiron et de l'agneau. »
Tu es le mortier, lui le pilon.
 « J'ai dessiné un lapin blanc tout mignon et maman a fait de la tarte aux cerises ! »

Il disait qu'il l'aimait. Oui, c'est ce qu'il disait sans arrêt Mr. T. Il l'aime la jolie Nirvana, il aime ces enfants, il leur apporte plus de bonheur que n'importe qui et eux aussi le rendent heureux. N'est-elle pas ce qu'elle est sensée faire ? Le rendre heureux. Il ne faut pas qu'elle pleure. La triste enfant s'était échappée d'un enfer pour un autre. Piégée dans son passé, entourée de filles au malheur identique, à la détresse sourde. Peu importe leur histoire au final elles se retrouvent droguées et vendues au même endroit.  Des soupirs. Encore. Et encore. Des soupirs qui n’en finissent plus. Des soupirs dont on paye une triple dose. Il faut avaler par le nez pour être capable d’endurer nuit après nuit les nouvelles effluves d’eau de Cologne bon marché qui passent le seuil. Des passants y'en avait plein, à la recherche de passes faciles. Elles, elles attendaient. Des bâtardes. Des rescapées. Des orphelines. Des raclures. Des Sans-papiers ; des sans-avenirs. Elles s’inclinent. Elles les observent avec horreur. Ils reviennent toujours. C'est de l'amour liquide, pas à crédit.

Elle tremble la gamine. Elle a survécu. Il lui a fait ça mais elle a survécu. Comment fait-elle encore pour survivre à chaque nouvelle assaut ? Chaque nouvelle nuit. Elle ne le sait même pas elle même, il y a cette réalité. Il y a l'autre monde. C'était fini. Elle respire encore. Elle entend son coeur, elle sent son souffle. La bougie brûle toujours, le vent s'engoufre pas la fenêtre comme à son habitude et chatouille les rideaux de coton. Elle aurait pu crier pendant des heures.

Elle est déjà un animal agonisant.

 « Pourquoi tu ne te lèves pas ? » lui demande Mr. T. En roulant sur le côté du lit pour attraper son gros cigar. Sa voix est douce, encourageante, la voix d'un amant tard le matin.

Elle est incapabable de bouger. Incapable de se lever.

Il lui enlève le gant de la bouche.
 « Dis moi que tu m'aimes. »
Doucement, elle s'exécute.
Puis c'est terminé.
Tout devient vide.



▽ - Le Docteur Bumby dit qu'il est bon de changer...
- On peut changer en bien ou en mal, mais surement pas en la même chose. Le chapelier, trouve-le ! Son esprit est plus changeant que le tien.



Clinique de Rosewood, Illinois, mai 1949


Tic... Tac. Tic... Tac. Tic... Tac. Le métronome bat la cadence, tu observes en silence le tic-tac du bureau vide. Tu l'aime bien ce bureau, il te semble familier.. Il sent cette vieille odeur de tabac et semble toujours enveloppé dans un nuage de fumée. Comme irréel, un artifice d'un guide aux ailes bleues. Elle, c'est toi qu'elle observe, essayant de garder son sang-froid. Il est bien difficile de promulguer des conseils à une enfant sourde aux dires des adultes. Une enfant qui se nie, qui se détruit, qui s'enfuit. Elle essaye de rentrer dans ton monde.
- Ecila ? Ecila tu m'écoutes ? Je ne peux pas t'aider si tu ne me parle pas.
- Tic. Tac.
- Parles-moi du tic-tac..
- Tic-tac.. répète-tu en te balancant tel un berceau sur ta chaise. En avant, en arrière. Tu marque le bruit de la pendule du lapin blanc de plus en plus fort. Tic-tac.. Tic-Tac.. TIC-TAC. En retard.
- Qui est en retard ? Toi ?
- Tic-Tac, vous êtes en retard. Arrivée trop tard. Sur le tard de les thés.
Elle soupire, tu ne relève pas. Tu n'as pas envie de rester ici, on t'attend ailleurs. Tu es en retard. On t'attend constamment.
- Je vous préfère en papillon, la chenille a mauvais caractère.
Tu te lève alors et te recroqueville dans un coin de la pièce, tu n'as plus envie de discuter. Tu attends qu'il vienne te chercher.


-------------------------------------

Longeant les couloirs assombris elle cherche, elle cherche car il est en retard. Il ne l'est jamais car jamais il ne le doit, un haute-forme ponctuel quel qu'il soit. Le serpent rampant après elle de son venin la tourmente, se sentant menacé il hante ses pas, ombre de ses journées. La blonde frisonne, elle veut échapper à ce regard reptilien alors elle tourne, se cache, se met à courir. Essoufflée, éreintée, elle se perd dans le labyrinthe de la folie. Elle finit par trébucher. Accroupie sur le carrelage froid, damier noir et blanc fraîchement nettoyé par la fille des cendres, elle l'aperçoit, traînant sa carcasse pitoyable les yeux à demi-clos. Il part rejoindre le pays des merveilles mais Ecila n'est pas d'accord. Rampant après lui encore apeurée elle emprisonne son visage entre ses doigts glacés « Réveilles-toi. » Elle ordonne de sa voix douce, elle calme et berce, réclame un retour d'attention  « Tu es drôlement en retard. » Un rire cristallin vient résonner dans l'habitacle et celui du fou endormi se mêle au sien dans une harmonie parfaite. Les silhouettes se mouvent, les éclats se font écho, des rires à s'en déboîter la mâchoire, d'ailleurs.. Sa mâchoire tombe, elle se disloque en sang dans un bruit morbide, celui d'os qui se brisent. Elle dégouline et la jeune fille joue avec les mèches brunes de son pantin alors qu'elle s'amuse de son autre main à descendre et remonter cette mâchoire molle, mécanisme bancale « On dirait bien que tu perds la tête... » lui dit-elle en la lui retirant petit à petit tirant dessus comme un vieux chewing-gum « Attends, je vais te la garder. » Elle s'allonge à ses côtés, sa menotte cherchant sa main d'homme elle s'y accroche avec toute la force elle est dotée « N'oublies pas, tu n'as pas le droit d'y aller sans moi. » Son air boudeur au visage elle se redresse d'un seul coup pour finir par lui adresser un sourire rayonnant, elle se penche sur son corps et ses longs cheveux blonds viennent chatouiller le nez de son acolyte « Dis dis ! Pourquoi est-ce qu'un corbeau.. ressemble à un bureau ? »


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Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ?

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MessageSujet: Re: NIRVANA ☠ Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?    Ven 3 Oct - 1:55


☞ Chapitre 2 ☜

I’m so tired of being here, suppressed by all my childish fears…These wounds won’t seem to heal. This pain is just to real. there’s just too much that time cannot erase.
✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤


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▽ Tout va bien Alice, rien de plus qu'un rêve.
- Ce n'est pas un cauchemar.. Mais un souvenir, et il me rend malade !


Eastbrook cimetery, Utah, septembre 1942

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▽ J’ai dit que tu étais loin d’être Alice mais tu l’es un peu plus aujourd’hui. A vrai dire, tu es presque Alice.


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MessageSujet: Re: NIRVANA ☠ Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?    Lun 27 Oct - 16:43

chapitre 3 UC
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MessageSujet: Re: NIRVANA ☠ Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?    

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NIRVANA ☠ Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?



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